|
Article tiré du Journal de Montréal :
" PLUS DE DÉPRESSION CHEZ LES HOMMES
Les couples séparés ou divorcés sont plus exposés à la dépression que les autres, révèle une enquête de Statistique Canada. Les hommes sont plus durement touchés que les femmes, apprend-on.
Peu importe les conséquences d'un divorce ou une séparation, la rupture elle-même peut bouleverser les individus aupoint de leur faire subir une dépression. C'est ce que révèle l'enquête sur la santé de la population menée auprès de 24000 couples interrogés périodiquement tous les deux ans entre 1994 et 2005. Au cours de cette période, 4 % ont vécu une rupture amoureuse. De ce nombre, 12 % ont connu un épisode de dépression, contre 3 % chez les couples dont la relation est demeurée intacte. «Même si dans certains cas les pertes sont énormes, le seul fait de se séparer peut expliquer la dépression », explique l'analyste Didier Garriguet.
« SOUVENT LE RÉSEAU SOCIAL DES HOMMES SE RÉSUME À UNE PERSONNE : LEUR CONJOINTE »
DIDIER GARRIGUET Les hommes plus touchés L'étude indique que les femmes s'appauvrissent davantage que les hommes lors de la dissolution du couple puisque 42 % d'entre elles subissent une baisse substantielle de leur revenu, comparativement à 15 % des hommes. Malgré cela, après une rupture, les hommes courent 3,3 fois plus de risques de vivre un épisode de dépression, contre 2,4 pour les femmes. Pour les hommes, les facteurs les plus stressants de la rupture sont la perte de la garde des enfants et le changement des responsabilités parentales. Les hommes perdent la gardent d'au moins un enfant dans 34 % des cas, comparativement à 3 % chez les femmes.
Absence de soutien social
Lors d'une rupture, les hommes sont plus nombreux à déclarer la perte de leur réseau social. « Souvent le réseau social des hommes se résume à une personne : leur conjointe, observe l'analyste de Statistiques Canada. On sait que l'absence de soutien social sontribue la augmenter les risques de dépression. »
________________________________________________________
- Les données longitudinales et la dépression subséquente ont été recueillies par Statistique Canada entre 1994 et 2005 auprès de 11 000 hommes et 13 000 femmes. "
Par Isabelle Maher, Journal de Montréal, mercredi 23 mai 2007, p. 57
|